Comment lutter contre le soleil un après-midi de juillet ?

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Ca faisait un moment que je n’avais pas écrit un article un peu technique. Je vais essayer d’être concis et cela permettra également d’expliquer pourquoi une prestation de photographie professionnelle a un certain coût.

Je passe beaucoup de temps en post-production à tirer le meilleur parti des photos que j’ai prises. Chaque photo que je vais livrer à mes clients est ajustée et sublimée soigneusement en apportant un soin particulier aux photos qui seront dans un livre album ainsi qu’à celles qui seront tirées sur papier ou sur une toile grand format.


Si je suis fier de mes photos je suis alors sûr que mes clients le seront encore plus. C’est ce qui compte pour moi.
Quand mes clients regarderont leur photo plusieurs années après leur mariage, je veux qu’ils ressentent les mêmes émotions que lors de leur grand jour.

Avec la même intensité.

Si les explications techniques et photoshopesques ne sont pas pour vous, vous pouvez directement aller à la fin pour voir le rendu final.
Lors de la séance des portraits et photos de groupe suivante, j’ai organisé la prise de vue en sachant ce que j’allais faire ensuite en post-production.


Le challenge: un groupe de personnes à la peau claire ou foncée portant des vêtements blancs ou noirs devant un ciel bleu magnifique et à l’ombre de deux splendides flamboyants d’un après-midi de juillet peu avant 17h.


L’image ci-dessous a été prise sans flash. La mariée et le petit garçon sont à peu près bien éclairés car ils sont dans un rayon de soleil. Les autres personnes ressortent trop sombres en comparaison car elles sont dans l’ombre des arbres.
L’écart de luminosité est trop important entre ces deux groupes de personnes. J’ai le choix entre me contenter de cette image et de déboucher les ombres et diminuer les hautes lumières en post-production avec des grandes chances d’obtenir des couleurs bizarres et des halos plus clairs autour des gens ainsi que perdre des contrastes, soit d’éclairer convenablement dès la prise de vue en utilisant des flashes, ce que j’ai fait.

mariage-fort-fleur-d'épée-le-gosier

Comme je n’avais pas avec moi l’éclairage d’une super production ni le camion pour le transporter, j’ai utilisé deux flashes montés sur un stand avec lesquels j’ai pris plusieurs photos en les déplaçant au fur et à mesure des prises de vue.
Deux flashes afin d’être sûr d’avoir suffisamment de puissance pour équilibrer l’exposition avec le soleil et aussi parce que j’ai utilisé un gros filtre de densité neutre (voir l’explication ici).
J’ai demandé à l’un des invités de me donner un coup de main (José, je te remercie à nouveau) en déplaçant le flash au fur et à mesure des prises de vue.

J’ai pris cinq photos pour finalement ne conserver que les trois ci-dessous.

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photographie-mariage-fort-fleur-d'épée-Guadeloupe
photographie-mariage-fort-fleur-d'épée-Guadeloupe-Bas-du-Fort
mon assistant est sur la droite, hors champ

Après un premier traitement dans lightroom, les photos sont ouvertes dans photoshop, chacune en tant que calque. Les calques sont ensuite alignés automatiquement pour compenser le mouvement de l’appareil photo entre chaque image.

On voit ci-dessous les cinq calques (je n’avais pas encore constaté que trois seraient suffisants) empilés dans le menu à droite. Sur chaque calque, il y a une photo dont seulement une partie est exposée correctement.

photographie-mariage-Guadeloupe-Bas-du-Fort





Le calque supérieur ayant été désactivé c’est la photo juste en-dessous, la seconde en partant du haut qui apparaît à l’écran.
En créant un masque (le carré blanc avec une tâche noire à côté de la vignette), on peut faire apparaître des éléments de l’image du dessous en peignant les zones correspondantes du masque en noir.
On a donc un premier composite entre la seconde image et la troisième.


photographie-mariage-Guadeloupe

Là on voit un second masque sur le troisième calque qui laisse apparaître des morceaux du calque inférieur là où ce masque est peint en noir.

photographie-mariage-Antilles

Sur la capture suivante on peut constater que je me suis débarrassé du premier et du dernier calque lorsque je me suis rendu compte qu’ils étaient inutiles, ceci après avoir fait les composites avec les masques. Dit autrement, les trois images présentées plus haut étaient suffisante pour obtenir une seule image composite ayant un rendu convenablement éclairé mais je ne pouvais en être sûr qu’en ayant créé et arrangé les masques.
Lorsqu’on créé un masque sur un calque, il est blanc par défaut. Peindre ce masque par endroit en noir c’est comme faire des trous pour laisser apparaître le calque inférieur (on peut également le peindre en gris, auquel cas on aura un mélange des deux calques).

photographie-mariage-le-Gosier



Lorsqu’on peint un masque avec un pinceau noir pour faire apparaître le calque inférieur dans photoshop, on commence par y aller à la louche sans trop se soucier des détails.
En zoomant on peut constater qu’il faut affiner les raccords par endroits. Si on a trop débordé avec le pinceau noir, il suffit de repeindre en blanc les endroits du calque supérieur que l’on souhaite voir réapparaître.
C’est ce qui est pratique avec les masques: on peut toujours revenir sur ce qu’on a fait contrairement à la gomme.

photographie-mariage-retouches
les flèches indiquent les raccords pas encore bien raccordés





Ci-dessous, en ayant retouché le masque en alternant les coups de pinceau noir avec les blancs aux endroits signalés avec les flèches dans l’image précédente, on obtient des raccords corrects entre les deux images.

photographie-mariage-retouches







Et voici le composite final que l’on peut encore améliorer. Par exemple, le bas de la robe de la mariée est beaucoup trop lumineux par rapport à l’ensemble de l’image, ce qui provoque un déséquilibre.

photographie-mariage-Caraïbes




En réimportant cette image dans lightroom (ce qui est fait automatiquement dès que l’image est sauvegardée dans photoshop), on peut donner un coup de pinceau de retouche pour atténuer l’éclat de la robe.

photographie-mariage-retouches-robe

Après quelques retouches le résultat final montre que ça valait la peine d’y consacrer du temps.

caraïbes-Guadeloupe-photographie-mariage



Mariage au Domaine de la Rose à Goyave

Géna et Estéliano

mariage guadeloupe église Petit-Bourg
 

Mademoiselle Juliette m’a gentiment remonté les bretelles pas plus tard que la semaine dernière en me signalant qu’il ne se passait pas grand chose sur mon blog et qu’il était temps que je poste quelques publications.
Elle a tout à fait raison.

 

Reprenons donc le blog avec le mariage de Géna et Estéliano organisé par Erik d’E.Events.
Oh que c’était chouette !
J’ai commencé la journée chez la maman de la mariée pour la première préparation de Géna.

 

 
 
mariage guadeloupe chaussures
 
mariage guadeloupe la lézarde
mariage guadeloupe portrait mariée
mariage guadeloupe cortège goyave
mariage guadeloupe voiture mariée dans rétro


On a ensuite retrouvé le marié et ses garçons d’honneur à la mairie de Goyave.

mariage guadeloupe mairie Goyave
mariage guadeloupe mairie Goyave les mariés
mairie Goyave mariage guadeloupe
mairie Goyave guadeloupe mariage
mairie Goyave guadeloupe mariage témoin
mariage mairie Goyave guadeloupe
mariage Guadeloupe photographe tarif



Après la pause-déjeuner, retour chez la maman de la mariée pour la deuxième préparation.

Guadeloupe mariage garçons d'honneur
Guadeloupe mariage portrait cortège tarif
Guadeloupe mariage maquillage mariée
mariage Guadeloupe habillage mariée
beaucoup de personnes se sont mobilisées pour mettre tout ça en place
mariage Guadeloupe robe de mariée
les ongles aux couleurs du mariage, trop génial !
mariage Guadeloupe mariée dans sa robe

 

 


Et la journée continue à l’église de Petit-Bourg.

Guadeloupe mariage église Petit Bourg
Guadeloupe mariage portrait mariée voiture
Petit-Bourg Guadeloupe mariage église
mariage Petit-Bourg Guadeloupe église
maman très fière d’accompagner son fils à l’autel
 
mariage église Petit-Bourg Guadeloupe
mariage église Petit-Bourg Caraibes
mariage église Petit-Bourg Antilles
Eglise de Petit-Bourg mariage en Guadeloupe
mariage en Guadeloupe Eglise de Petit-Bourg
mariage en Guadeloupe Petit-Bourg
photographe Guadeloupe Petit-Bourg
Guadeloupe Petit-Bourg échange des voeux
Petit-Bourg Guadeloupe échange des voeux
 
Petit-Bourg échange des voeux Guadeloupe
 
Petit-Bourg Guadeloupe échange des alliances Petit-Bourg Guadeloupe échange des alliances Eglise
Eglise Petit-Bourg Guadeloupe échange des alliances Eglise Petit-Bourg échange des alliances Guadeloupe
Eglise Petit-Bourg photo mariage Guadeloupe
Eglise Petit-Bourg photo mariage Guadeloupe  les mariés
en fin d’après midi la lumière qui entrait dans l’église était splendide
 
Eglise Petit-Bourg photo mariage sortie des mariés
 
Eglise Petit-Bourg sortie des mariés

J’aurais préféré faire les portraits et photos de groupe avec la lumière de fin d’après-midi mais un contre temps nous a fait débuter cette séance une fois la nuit tombée.
Bon, finalement les photos sont pas trop mal sorties; d’une part parce que j’ai ma méthode rodée depuis longtemps pour l’utilisation d’un flash déporté (voir mes autres mariages) et aussi parce qu’il y a un bon éclairage de ville en arrière-plan.
 

mariage Guadeloupe portrait du couple
mariage Guadeloupe portrait des mariés
mariage Guadeloupe demoiselles d'honneur
mariage Guadeloupe garçons d'honneur

La soirée a eu lieu au Domaine de la Rose à Goyave.

mariage Guadeloupe domaine de la Rose danse
 
mariage Guadeloupe domaine de la Rose réception
 


La magnifique déco a été élaborée par Cathy pour E.Events.

mariage Guadeloupe wedding cake
mariage Guadeloupe décoration
mariage Guadeloupe décoration tables

Et les mariés ont mis le feu aux gâteaux avant de les découper.

mariage Guadeloupe mariés découpent le wedding cake

Retrouvailles Créoles

En décembre dernier on m’a contacté pour faire un style de photo qui n’a à voir ni avec les beautés caribéennes courtes vêtues ni avec les paysages post traités à la limite de l’outrance.
Ma cliente n’était autre que Mylène de l’agence Logis Teamedia, notre ancienne chanteuse du groupe de soul-funk-jazz “West Indies Connections” qui est partie à Paris pour développer sa boîte de marketing communication spécialisée dans la promotion des produits antillais.

Ma mission: réaliser des images alléchantes des confitures de la marque “Retrouvailles Créoles”, produits élaborés uniquement à base de fruits de saison, de sucre de canne et de pectine, matières premières strictement d’origine locale.
Ces confitures sont conditionnées dans des coupelles translucides en plastique d’environ 1,5 cm avec un opercule en aluminium, du même genre que celles qui sont distribuées dans les avions ou les hôtels.
Pas super sexy comme conditionnement.
On est loin du look Bonne Maman ou des M’Amour bien de chez nous qui, sans être pour autant affriolant, fait référence à la cuisine à l’ancienne pour les premières et au madras créole pour les secondes.
Mylène qui est pleine de ressource m’a suggéré de jouer sur la translucidité et la texture du produit.
Techniquement, j’ai placé un flash sous une table en verre sur laquelle j’ai scotché du papier sulfurisé pour atténuer la lumière puis j’ai posé les confitures dessus. Sur le côté j’ai placé une softbox pour avoir un éclaire d’appoint afin de ne pas faire ressortir uniquement les produits en contre-jour. J’ai par ailleurs disposé quelques feuilles de bougainvillier afin d’égayer le tableau et de rappeler le côté caribéen. C’est le minolta 100mm f/2.8 macro qui a été utilisé pour la prise de vue.

Et voici les photos qui ont été retenues:


3 séances en une

Laurence maquillée par Laurence.


Laurence (oui, il s’agit de cette Laurence) avait besoin de trois photos artistiques.
La première pour son one woman show “Ça va décoiffer !”. D’où le chapeau en guise d’accessoire.
Pour l’éclairage: une softbox à droite et une rim light avec un gel orange qui éclaire également le fond.


L’image retenue pour l’affiche est la suivante. L’affiche a été réalisée par l’excellent Rony d’Exodia Production.


La seconde photo est destinée au press book. Sur la quinzaine de photos et de l’avis du modèle, c’est celle-là qui ressort le mieux:




La troisième série de photo n’a strictement rien à voir car Laurence souhaitait faire quelque chose de complètement décalé destiné à un projet de parodie dont je n’en dirai pas davantage.
Il nous a fallu les accessoires suivants: entrepôt, Harley, petite robe noire en scaille, sky, skaï et talons aiguilles.
Le résultat a été au-delà des espérances de l’artiste.

Ci-dessous la mise en place pour le shooting: une softbox devant à droite et 2 flashes en arrière de notre modèle déclenchés par des cactus V4.



Le filtre à densité neutre (variable qui plus est)



Sous ce titre technique se cache l’une des plus géniales inventions depuis l’épluche légume à lame en céramique.

Enfin pour les photographes.
Du moins ceux qui utilisent la technique du flash déporté.
Avec déclencheur radio.
En plein soleil.
Ce qui restreint finalement la quantité d’humains bipèdes pouvant se réjouir de ce gadget.
Mais peu importe puisque j’en fait partie.

Voyons maintenant à quoi ça sert.

Généralement en Guadeloupe le soleil cogne entre 8h et 17h (sauf en 2011). L’éclairage est dur, ayant pour conséquence des ombres fortes et de très gros contrastes. Pour photographier des portraits c’est ce qu’il y a de pire. Face au soleil haut dans le ciel, le nez provoque des ombres sur le visage, le menton passe le cou dans la pénombre, les arcades sourcilières assombrissent les yeux… etc. Généralement le sujet plisse ses yeux larmoyants et la peau se met à briller sous l’effet de la transpiration ce qui est incommodant et peu flatteur. Sans parler des auréoles.
A l’inverse lorsque le sujet est dos au soleil, le reflet de lumière dans les cheveux si cheveux il y a  est très photogénique mais notre modèle est à contre jour. Il faut faire entrer plus de lumière sur le capteur ou le film pour que le sujet soit correctement exposé. Du coup, le ciel, la mer et tout ces trucs bien brillants sont explosés sur la photo.
Dans le 1er cas on a un sujet tout noir avec un bel arrière plan et dans le 2nd cas, un sujet bien éclairé sur fond de luminosité nucléaire.
Pour s’accommoder de cet inconvénient, on “débouche” au flash: on expose correctement pour avoir un arrière plan lumineusement correct tout en éclairant le sujet avec un flash ou tout autre source lumineuse suffisamment puissante.
Notez qu’un réflecteur ou un diffuseur donnent de bons résultats mais il faut un assistant pour le tenir.

débouchage avec un flash

débouchage avec un réflecteur doré

Caro sous le diffuseur


Où positionne-t-on le flash ? Généralement on évite de le mettre au-dessus de l’appareil  parce que c’est le pire endroit pour mettre un flash. Juste dans l’axe de l’objectif, ça produit des images plates du style lapin dans les phares de voiture.
On positionne plutôt le flash de biais par rapport au sujet: sur la 1ère photo ci-dessus le flash est placé à gauche du sujet à 45°, un tout petit peu en hauteur (iso 100, f5.6, 1/125s; flash à 1/4 pour ceux qui sont friands de paramètres). Il y a une ombre sur la joue gauche du modèle qui donne une impression de relief.
Du coup il faut être capable de déclencher le flash à distance. Ceci peut être réalisé:
– par câble: trop contraignant; nécessite un câble qui la plupart du temps s’emmêle ou se coupe.
– par l’éclair du flash pop-up de l’appareil: ne marche pas à tous les coups en plein soleil et consomme la batterie de l’appareil photo; cependant entre certains appareils et flashes de même marque, on peut s’affranchir de la vitesse de synchro (voir plus loin) et donc utiliser une grande ouverture de diaphragme pour limiter la profondeur de champ et isoler le sujet de l’arrière plan.
– par déclencheur radio: ma méthode préférée mais on est limité par la vitesse de synchro qui est de 1/250s sur le sony A77 (j’ai investi… mon vieux minolta donnant des signes de fatigue plutôt inquiétants) et on est donc obligé de fermer le diaphragme ce qui augmente la profondeur de champ, n’isole pas le sujet de l’arrière plan ce qui n’est pas terrible pour les portraits.

Mais qu’est-ce que la vitesse de synchro ? Il y a une bonne explication ici.
Ce qu’il faut retenir c’est que si on dépasse la vitesse de synchro, le rideau de l’obturateur  cache une partie du capteur produisant une bande sombre sur la photo.

Voilà donc les contraintes qui m’étaient imposées but février alors que je photographiais la réception du mariage de Nathalie et Stéphane à l’ilet Caret:
Sous une lumière solaire d’un milliard de watts je tenais à utiliser mon 28-70 en ouvrant à f2.8 donc à fond tout en utilisant un déclencheur radio forcément synchronisé à 1/250s (au mieux à 1/300s en trichant un peu mais j’ai même pas essayé).
Même en descendant la sensibilité à 50 iso, j’étais obligé de déclencher au 1/3200s si je voulais ouvrir à f2.8. On est loin du 1/250s.
C’est là qu’entre en scène le génialissime filtre à densité neutre variable. Ce filme coupe la lumière qui entre dans l’objectif. Il est muni d’un bague rotative qui permet d’assombrir de 1.5 diaphragme jusqu’à la quasi obscurité. Il s’agit en gros de deux filtres polarisants couplés.
En réglant mon appareil avec les paramètres souhaités (1/250s, f2.8, iso 100), j’effectuais la visée en tournant la bague du filtre jusqu’à ce que l’appareil m’indique une exposition correcte.
Le filtre est un Light Craft Workshop Fader ND MK II (acheté d’occaz bien sûr) qui coûte 3 fois moins cher qu’un Heliopan tout en ayant une très bonne qualité. En effet, avec ce genre de filtres si on n’y met pas le prix on a bien la densité mais pas trop la neutralité.
En contrepartie et étant donné que ce filtre réduit toute la lumière qui entre dans l’objectif, il faut envoyer la patate avec le flash, c’est-à-dire entre moitié et pleine puissance entraînant une consommation de batterie et des temps de recyclage plus élevés.
Mais au final, les photos ont une texture magique:

j’ai refait le coup du portable,
c’est devenu un classique
pas une photo de vacances mais celle
d’un mariage original au bord de l’eau





Allez, encore une de NYC

Parce que généralement, cette photo génère des “Waow !”


Allez, j’en mets une deuxième. J’ai rencontré Mark Reay en le topant sur le trottoir à Union Square pour le photographier dans le cadre du workshop Lightenupandshoot et il nous a appris qu’il est photographe et surement ancien mannequin.

Pour les passionnés: l’éclairage frontal est naturel, la lumière de contour (rim light) provient d’un flash à droite et j’ai assombri l’ambiance en prenant une vitesse d’obturation relativement élevée pour ce début de soirée.



Lévitation

L’autre jour (le dimanche 10 juillet à 16h48 environ) , de passage à Santo Domingo, nous sommes allés avec cousine Jossy au faro à Colón.
Il ne s’agit pas d’un éclairage hi-tech pour proctologue mais d’un monument imposant construit en 1992 dans la zone orientale de la capitale en hommage à Christophe Colomb. A l’époque où l’électricité était un peu moins cher et le pays moins ruiné, le phare était éclairé pompeusement la nuit et les projecteurs dessinaient une croix dans les nuages.
Tellement puissant qu’on le voyait depuis Puerto Rico à 200km. Pas de bol, je n’ai pas pensé à vérifier la fois où nous sommes allés à Puerto Rico, c’est dommage, ça aurait fait un arrêt si beau…
Il y a un énorme corridor dans presque toute la longueur du bâtîment, soit environ 200m. C’est là que j’ai pris ces photos avec un flash et le petit diffuseur sto-fen omni bounce (des fois faut faire simple, surtout quand on s’est pris une murge la veille avec les cousins dominicains).



Comme le temps était nuageux, la lumière était tamisée et douce pour faire un portrait de ma charmante cousine Jossy.



Untitled

5-4-3-2-1 TADA !


Le blog est ouvert.
Voici ILG photographie. Je suis Yann. Photographe amateur et passionné.
Pourquoi ILG photographie ? On cherche encore la signification des lettres ILG; vous pouvez me faire des suggestions.
Ceci dit, écrivez ILG sur un bout de papier, faites lui subir une rotation de 180° et observez ce qui apparaît…


Un indice: je vis en Guadeloupe.


Le blog est ouvert. Celui de Mikey de http://lightenupandshoot.com est tout vert également. 

“Modèle” abordée dans la rue à NYC. Un flash
devant avec parapluie et un autre en arrière avec
un gel coloré.

Mikey avec lequel j’ai eu la chance de faire un stage à NYC cet été et qui m’a presque tout appris pour la photo au flash.
Je dis presque parce que les 5 règles de base de la photo au flash, je les ai découvertes sur le blog de David Hobby.
Je ne sais plus comment j’ai atterri sur son blog mais les deux premières phrases m’ont frappé:
“Intimidated by the idea of off-camera lighting? 
Don’t be.”
Je n’étais pas intimidé par l’utilisation d’un flash déporté mais par celle d’un flash tout court ! Une fois son cours “strobist lighting 101” dévoré, j’ai acheté un 2ème flash d’occaz à 35€ sur ebay, des déclencheurs radio et je m’y suis mis à tester tout ça.
Puis j’ai approfondi la théorie à nouveau avec le “strobist lighting 102”, le blog lightenupandshoot de Mikey et Andy et Zack Arias qui réalise des vidéos pédagogiques très bien foutues.
Je pense que ces 4 types ont dû à eux seuls décupler les ventes de flashes et accessoires.


D’ailleurs par la suite j’ai racheté du matos, d’autres flashes, des stands, des parapluies, softbox… etc.
Ca c’était fin 2009.
Au fait quel est mon matos ? J’ai un vieux minolta 7D de 6.1 mp que je vais peut-être renouveler un jour, des objectifs à pas cher ou achetés d’occaz sur ebay pour les meilleurs et puis d’autres trucs.
Bon on s’en tape un peu en fait. Peut-être que j’aurais l’occasion de détailler l’utilisation de tel ou tel matos au fil des articles de ce blog.


J’ai donc décidé de me professionnaliser dans la photographie.


D’où la création d’ILG.


D’où le blog pour partager et me faire connaître de mes futurs clients.


J’espère que vous serez nombreux à me suivre et à m’envoyer vos commentaires.


Yann